Alerte

đ—Łđ—źđ˜đ—żđ—¶đ—șđ—Œđ—¶đ—»đ—Č đ—„đ—Čđ—čđ—¶đ—Žđ—¶đ—Č𝘂𝘅

𝐾𝑔𝑙𝑖𝑠𝑒 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡-𝐾𝑔𝑎𝑡 𝑝𝑱𝑖𝑠 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡-𝐮𝑔𝑎𝑝𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑃𝑙𝑜𝑱𝑒𝑔𝑎𝑡-đș𝑱𝑒𝑟𝑟𝑎𝑛𝑑 – đ·đ‘Žđ‘Ąđ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘›

đ¶đ‘œđ‘šđ‘šđ‘’ 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 đ‘“đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘žđ‘ąđ‘’đ‘›đ‘Ą 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 đ‘’Ìđ‘”đ‘™đ‘–đ‘ đ‘’đ‘  𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑖𝑎𝑙𝑒𝑠, 𝑆𝑎𝑖𝑛𝑡-𝐮𝑔𝑎𝑝𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑃𝑙𝑜𝑱𝑒𝑔𝑎𝑡-đș𝑱𝑒𝑟𝑟𝑎𝑛𝑑 đ‘đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘ đ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘’ 𝑝𝑙𝑱𝑠𝑖𝑒𝑱𝑟𝑠 𝑐𝑎𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑟𝑱𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛. 𝐿𝑒𝑠 𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 đ‘‘đ‘–đ‘Łđ‘’đ‘Ÿđ‘ đ‘–đ‘Ąđ‘’Ì 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑱𝑠𝑒𝑠 : 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑟𝑱𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑜𝑱 đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘đ‘Žđ‘Ÿđ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘› đ‘‘â€™đ‘’Ìđ‘™đ‘’Ìđ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘  đ‘Łđ‘’Ìđ‘Ąđ‘ąđ‘ đ‘Ąđ‘’đ‘  𝑜𝑱 đ‘’đ‘›đ‘‘đ‘œđ‘šđ‘šđ‘Žđ‘”đ‘’Ìđ‘  𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑔𝑱𝑒𝑟𝑟𝑒𝑠, 𝑎𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 đ‘‘đ‘ąÌ‚ đ‘ŽÌ€ 𝑱𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑜𝑟 đ‘‘đ‘’Ìđ‘šđ‘œđ‘”đ‘Ÿđ‘Žđ‘â„Žđ‘–đ‘žđ‘ąđ‘’ 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑒, đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘đ‘œđ‘›đ‘ đ‘’ đ‘Žđ‘ąđ‘„ đ‘’Ìđ‘Łđ‘œđ‘™đ‘ąđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘›đ‘  𝑠𝑜𝑐𝑖𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑱𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑱𝑒𝑠  (𝑙𝑎 đ‘đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘› 𝑑’𝑱𝑛 𝑝𝑜𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑆𝑱𝑑 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑎 đ‘ đ‘’đ‘đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘Ąđ‘Žđ‘–đ‘Ÿđ‘–đ‘’ 𝑝𝑜𝑱𝑟 « đ‘™đ‘Ž 𝑓𝑎𝑏𝑟𝑖𝑞𝑱𝑒1 Â» 𝑝𝑎𝑟 đ‘’đ‘„đ‘’đ‘šđ‘đ‘™đ‘’) 𝑜𝑱  đ‘đ‘–đ‘’đ‘› 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑎𝑱 đ‘”đ‘œđ‘ąÌ‚đ‘Ą 𝑑𝑱 𝑗𝑜𝑱𝑟 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑠 đ‘—đ‘ąđ‘”đ‘’Ìđ‘’đ‘  đ‘Žđ‘Ÿđ‘â„Žđ‘Žđ‘–Ìˆđ‘žđ‘ąđ‘’đ‘ . 
𝑃𝑙𝑱𝑠𝑖𝑒𝑱𝑟𝑠 𝑖𝑛𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 đ‘‘đ‘Žđ‘Ąđ‘’Ìđ‘’đ‘  𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑖𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑖𝑠. đ¶â€™đ‘’đ‘ đ‘Ą đ‘ŽÌ€ 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑑’𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑞𝑱𝑒𝑙𝑞𝑱𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑚𝑜𝑖𝑟𝑖𝑒𝑠 đ‘đ‘œđ‘›đ‘ đ‘’đ‘Ÿđ‘Łđ‘’Ìđ‘’đ‘  𝑞𝑱’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 đ‘‘â€™đ‘’Ìđ‘Ąđ‘Žđ‘đ‘™đ‘–đ‘Ÿ 𝑱𝑛𝑒 𝑐ℎ𝑟𝑜𝑛𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒 𝑑𝑒𝑠 đ‘‘đ‘–đ‘“đ‘“đ‘’Ìđ‘Ÿđ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘  đ‘Ąđ‘Ÿđ‘Žđ‘Łđ‘Žđ‘ąđ‘„ 𝑞𝑱𝑖  đ‘đ‘œđ‘›đ‘ đ‘Ąđ‘–đ‘Ąđ‘ąđ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’đ‘›đ‘Ą 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 đ‘’Ìđ‘”đ‘™đ‘–đ‘ đ‘’.

𝟏𝟒𝟔𝟎-𝟏𝟒𝟖𝟎

Le chƓur semble la partie la plus ancienne. La datation s’appuie sur trois Ă©cussons armoriĂ©s, situĂ©s sur l'arcade Sud (A). Deux sont en mi-parti1. Un procĂšs-verbal du XVIIe siĂšcle, reportĂ© dans le cahier paroissial, les dĂ©crit ainsi  : « Et ladite arcade porte en bosse trois escussons des mĂȘmes armes et ledit enfeu et tombe enlevee, armoyĂ© de quatre escussons du cĂŽtĂ© du chƓur : armes du Guerrand qui sont de gueules Ă  la fasce d’argent et trois autres escussons d’alliance des maisons de Porzmeur et Guerrand et un autre qu’on croit de Coatrouzeault Â».

Ces arcades seraient donc construites du temps de Perceval de BoisĂ©on2, seigneur du Guerrand ou de son fils Jean, Ă©poux d’Anne de Coetrouzault3. Ce chevalier est le principal seigneur de la paroisse ; Ă  la « montre Â» gĂ©nĂ©rale des nobles, tenue Ă  Lannion en 1481, il est homme d’armes avec page, lance, coustilleur4 et deux archers, possĂ©dant 400 livres de revenu.

A cette Ă©poque (1473), le recteur est Pierre de Kerloaguen, d’une famille seigneuriale de Plougonven.


1 đ”đ‘Žđ‘›đ‘‘đ‘’Ì 6 đ‘đ‘–đ‘’Ì€đ‘đ‘’đ‘  𝑒𝑡 𝑱𝑛𝑒 𝑓𝑎𝑠𝑐𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑎𝑛𝑛𝑒𝑙𝑒𝑡. 𝑈𝑛 đ‘’Ìđ‘đ‘ąđ‘ đ‘ đ‘œđ‘› 𝑒𝑛 𝑚𝑖-𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑱𝑛 𝑚𝑜𝑩𝑒𝑛 𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑎𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑟 𝑖𝑙 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑞𝑱𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑚𝑜𝑖𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑑𝑱 𝑠𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑱𝑟 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 đ‘’Ìđ‘đ‘œđ‘ąđ‘ đ‘’. đŒđ‘™ 𝑠𝑱𝑓𝑓𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑑𝑎𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑱𝑟 𝑚𝑎𝑟𝑖𝑎𝑔𝑒 𝑝𝑜𝑱𝑟 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑱𝑛𝑒 𝑑𝑎𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑜𝑖𝑠𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘Žđ‘™đ‘–đ‘ đ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘›.

2 𝑠𝑜𝑛 đ‘đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’ 𝑃𝑖𝑒𝑟𝑟𝑒 đ‘’Ìđ‘Ąđ‘Žđ‘–đ‘Ą 𝑓𝑖𝑙𝑠 𝑐𝑎𝑑𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑙𝑒 đ”đ‘œđ‘–đ‘ đ‘’Ìđ‘œđ‘› 𝑒𝑛 𝐿𝑎𝑛𝑚𝑒𝑱𝑟.

3 𝐾𝑛 1463 𝐮𝑙𝑎𝑖𝑛 𝑑𝑒 đ¶đ‘œđ‘Žđ‘Ąđ‘Ÿđ‘œđ‘ąđ‘§đ‘Žđ‘ąđ‘™đ‘Ą 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑱𝑟 𝑑𝑒 𝑃𝑜𝑟𝑧𝑚𝑒𝑱𝑟.

4 đ¶đ‘œđ‘šđ‘đ‘Žđ‘Ąđ‘Ąđ‘Žđ‘›đ‘Ą đ‘Žđ‘Ÿđ‘šđ‘’Ì 𝑑’𝑱𝑛𝑒 đ‘’Ìđ‘đ‘’Ìđ‘’ 𝑒𝑡 𝑑’𝑱𝑛𝑒 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑱𝑒 𝑑𝑎𝑔𝑱𝑒, đ‘Žđ‘ąđ‘„đ‘–đ‘™đ‘–đ‘Žđ‘–đ‘Ÿđ‘’ 𝑑𝑱 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑡 đ‘â„Žđ‘Žđ‘Ÿđ‘”đ‘’Ì 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑠𝑠𝑒𝑠 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑔𝑛𝑒𝑠.


𝟏𝟓𝟐𝟒

La partie occidentale de l’église porte la date de 1524 (B). Le clocher est caractĂ©ristique des Ɠuvres de l’atelier dit Beaumanoir, groupement de maĂźtres d’Ɠuvre « besognant Â» entre 1485 et 1535 dans la rĂ©gion de Morlaix. Le principe constructif utilisĂ© (poutre en I), surmontĂ©e d’une plate-forme portant le campanile, est l’un de ceux qui permettent d’identifier l’atelier. Il prĂ©sente nĂ©anmoins une variante structurelle : les contreforts intĂ©rieurs et extĂ©rieurs sont de mĂȘme section dans la partie supĂ©rieure mais ceux de l’intĂ©rieur s’épaississent Ă  la base, Ă  hauteur de la porte Ouest, donnant une assise plus importante Ă  l’ensemble.

Il est intĂ©ressant de noter que la graphie en chiffres arabes (1524) est la premiĂšre de ce genre dans le TrĂ©gor finistĂ©rien. C’est un signe de modernitĂ©. Auparavant les dates Ă©taient portĂ©es en chiffres romains.

𝟏𝟓𝟑𝟔 

Les vantaux en bois de la porte Sud portent une inscription dont le dĂ©chiffrage s’avĂšre difficile, car la derniĂšre rĂ©fection des peintures en a faussĂ© la lecture. Voici notre proposition :

ceste‱huys‱et(e)● faict‱p(ar)● iehan ● et ● ol
er ● druo.. la(n) ● mVc36 /
ae ● non ●vad ● por ...●.... ● ave ● maria .... cento ● M(aütre) o(uvrier)/

En dessous, trois inscriptions donnent légende à des panneaux en bas-relief :

s● men● s● (e)gat (baptĂȘme du Chist) s● quel(tas) (saint MĂ©en, saint Egat, saint Gildas)

𝟏𝟓𝟒𝟓 - 𝟏𝟓𝟓𝟐

Le porche Sud, voĂ»tĂ© et pourvu de niches destinĂ©es Ă  accueillir le cortĂšge apostolique, est l’une des premiĂšres constructions de la seconde Renaissance dans le canton. Les armoiries (d’or Ă  la fasce de gueules) sur la clef de voĂ»te (C) seraient celles de Jean de Penhoat, seigneur de Kerhallon vers 1545.

Lors de la mĂȘme campagne de travaux, la nef est reprise dans le prolongement du massif occidental. La date de 1552 est apposĂ©e sur le deuxiĂšme pilier octogonal (D), au Nord.

𝟏𝟕𝟎𝟗-𝟏𝟕𝟑𝟑

En mars 1637, la seigneurie du Guerrand est érigée en marquisat en faveur de Vincent du Parc, seigneur de Locmaria. Ce puissant seigneur, capitaine des gardes de Richelieu, maréchal de camp, président de la noblesse aux Etats de 1653, mit en chantier le chùteau du Guerrand que termina son fils, Louis, illustre militaire, lieutenant général dans les armées du roi Louis XIV.

Tous deux s’intĂ©ressĂšrent Ă  l’église de Plouegat-Guerrand et firent Ă©difier leurs sĂ©pultures dans la grande chapelle, formant aile, Ă  droite du chƓur. Une enquĂȘte du dĂ©but du XVIIIe siĂšcle, y dĂ©crit  un mausolĂ©e Ă  une lisiĂšre de marbre, sur le piĂ©destal duquel est reprĂ©sentĂ© en relief le seigneur marquis de Locmaria, lieutenant gĂ©nĂ©ral, dĂ©cĂ©dĂ© le 10 septembre 17091, suivant les inscriptions portĂ©es sur deux plaques de marbre. Celles-ci placĂ©es aux deux extrĂ©mitĂ©s sont soutenues par deux piĂ©destaux et accompagnĂ©s de deux statues de tuffeau, avec des bustes reprĂ©sentant, l’un Vincent du Parc, dĂ©cĂ©dĂ© le 16 juillet 1669, l’autre Joseph Gabriel du Parc, comte de Locmaria, dĂ©cĂ©dĂ© le 15 septembre 1712, « le tout en un enfeu ou caveau voĂ»tĂ© de taille Â»2.

Les marques de leur prĂ©Ă©minence Ă©taient nombreuses dans l’église. ExceptĂ© les armes des marquis3 en haut du pignon oriental, tout a Ă©tĂ© dĂ©truit, comme si leur mĂ©moire, stigmatisĂ©e par la lĂ©gende du « markiz brunn Â», devait disparaĂźtre Ă  jamais.

La volontĂ© populaire n’a prĂ©servĂ© qu’une seule tombe (E), au fond de la chapelle Ă  gauche du chƓur4,: celle de Marie Jeanne Françoise, fille d’Ollivier de La BouessiĂšre5, dĂ©cĂ©dĂ©e au chĂąteau du Guerrand, le 2 avril 1733, Ă  l’ñge de 7 ans et 6 mois. Comme un symbole de puretĂ© ? BaptisĂ©e le 5 octobre 1725, ses parrain et marraine, Prigent Le Gal et Jacquette Guichebare, Ă©taient des pauvres de l’hĂŽpital.

La tombe (F) d’un prĂȘtre de cette Ă©poque, Jean HervĂ© a Ă©tĂ© conservĂ© dans le chƓur (bas-cĂŽtĂ©s Sud). En voici l’inscription :

đč𝐾𝑇 : đč : 𝑃𝐮𝑅 𝑀 đŒđŽđ‘ đ»đžđ‘…đ‘‰đž : 𝐿𝐮𝑁 : 170(?)


1 đ‘ŽÌ€ đ”đ‘œđ‘ąđ‘Ÿđ‘đ‘œđ‘›đ‘›đ‘’-𝑙𝑒𝑠-đ”đ‘Žđ‘–đ‘›đ‘ , 𝑎𝑱𝑗𝑜𝑱𝑟𝑑’ℎ𝑱𝑖 𝑒𝑛 đ¶â„Žđ‘Žđ‘šđ‘đ‘Žđ‘”đ‘›đ‘’, đ‘œđ‘ąÌ€ 𝑖𝑙 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑔𝑛𝑒𝑟.

2 𝑉𝑖𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑱 𝑃𝑎𝑟𝑐 đ‘’Ìđ‘Ąđ‘Žđ‘–đ‘Ą 𝑙𝑒 đ‘đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’ 𝑑𝑒 𝐿𝑜𝑱𝑖𝑠, 𝑙𝑖𝑒𝑱𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 đ‘”đ‘’Ìđ‘›đ‘’Ìđ‘Ÿđ‘Žđ‘™ 𝑒𝑡 𝑑𝑒 đœđ‘œđ‘ đ‘’đ‘â„Ž đș𝑎𝑏𝑟𝑖𝑒𝑙, 𝑐𝑜𝑚𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝐿𝑜𝑐𝑚𝑎𝑟𝑖𝑎, 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑎𝑱 đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘”đ‘–đ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ą đ·đ‘Žđ‘ąđ‘â„Žđ‘–đ‘› 𝑐𝑎𝑣𝑎𝑙𝑒𝑟𝑖𝑒.

3 đ·'𝑎𝑟𝑔𝑒𝑛𝑡 đ‘ŽÌ€ 𝑡𝑟𝑜𝑖𝑠 𝑗𝑱𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑔𝑱𝑒𝑱𝑙𝑒𝑠

4 𝐾𝑛 1619, 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑝𝑒𝑙𝑙𝑒 đ‘’Ìđ‘Ąđ‘Žđ‘–đ‘Ą 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑱𝑟𝑠 𝑑𝑒 đŸđ‘’đ‘Ÿâ„Žđ‘Žđ‘™đ‘™đ‘œđ‘›.

5 𝑂𝑙𝑙𝑖𝑣𝑖𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝐿𝑎 đ”đ‘œđ‘ąđ‘’đ‘ đ‘ đ‘–đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’, đ‘“đ‘œđ‘›đ‘‘đ‘’Ì 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑱𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑑𝑱 𝑚𝑎𝑟𝑞𝑱𝑖𝑠 𝑑𝑱 đș𝑱𝑒𝑟𝑟𝑎𝑛𝑑.


𝟏𝟗𝟖𝟎

La restauration de la toiture est primĂ©e par le Conseil GĂ©nĂ©ral du FinistĂšre. Pour commĂ©morer cette distinction une plaque (G) est apposĂ©e Ă  l’intĂ©rieur de l’église, dans le bas-cĂŽtĂ© Sud.

 

Devant la table de communion, cĂŽtĂ© Sud, une pierre tombale (H) porte des armoiries « bandĂ© de 6 piĂšces» des Lezormel. Le lambel dans la partie supĂ©rieure indique un cadet de la famille. Au XVIe siĂšcle, les Lezormel Ă©taient seigneurs de Keramezre en Plouegat-Guerrand.

A l’intĂ©rieur de l’église, le sol conserve d’autres pierres tombales dont celle (I) de François-Marie Boga, nĂ© Ă  Ploujean en 1802, recteur de Plouegat-Guerrand, mort en 1857.

                                                                                                                         đ¶â„Žđ‘Ÿđ‘–đ‘ đ‘Ąđ‘–đ‘Žđ‘› đ‘€đŒđżđżđžđ‘‡, 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑃𝑎𝑡𝑟𝑖𝑚𝑜𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 đżâ€™đ‘ˆđżđŽđ‘€đŒđ‘…

 

𝐾𝑛𝑐𝑙𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑃𝑙𝑜𝑱𝑒𝑔𝑎𝑡-đș𝑱𝑒𝑟𝑟𝑎𝑛𝑑 – đ·đ‘Žđ‘Ąđ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘›

đ¶đ‘œđ‘šđ‘šđ‘’ 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑒𝑠 𝑏𝑟𝑒𝑡𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠, đ‘™â€™đ‘’Ìđ‘”đ‘™đ‘–đ‘ đ‘’ 𝑑𝑒 𝑃𝑙𝑜𝑱𝑒𝑔𝑎𝑡-đș𝑱𝑒𝑟𝑟𝑎𝑛𝑑 đ‘ â€™đ‘’Ìđ‘™đ‘’đ‘Łđ‘Žđ‘–đ‘Ą 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑱𝑛 𝑒𝑛𝑐𝑙𝑜𝑠 đ‘œđ‘đ‘đ‘ąđ‘đ‘’Ì 𝑒𝑛 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 đ‘đ‘–đ‘šđ‘’đ‘Ąđ‘–đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’. đŒđ‘™ 𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑞𝑱𝑒𝑙𝑞𝑱𝑒𝑠 đ‘’Ìđ‘™đ‘’Ìđ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘ , 𝑚𝑱𝑟𝑠, 𝑡𝑜𝑚𝑏𝑒𝑠, 𝑐𝑎𝑙𝑣𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠, 𝑚𝑜𝑛𝑱𝑚𝑒𝑛𝑡 đ‘Žđ‘ąđ‘„ 𝑚𝑜𝑟𝑡𝑠 𝑒𝑡 𝑐𝑖𝑛𝑞 𝑚𝑎𝑔𝑛𝑖𝑓𝑖𝑞𝑱𝑒𝑠 𝑖𝑓𝑠. 
𝐿𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑒𝑟𝑡 𝑑𝑱 đ‘đ‘–đ‘šđ‘’đ‘Ąđ‘–đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’ 𝑠’𝑒𝑠𝑡 đ‘’đ‘“đ‘“đ‘’đ‘đ‘Ąđ‘ąđ‘’Ì 𝑑𝑒 1984 đ‘ŽÌ€ 1995 ; 𝑙𝑎 đ‘‘đ‘’đ‘Ÿđ‘›đ‘–đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’ 𝑖𝑛ℎ𝑱𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 đ¶đ‘™đ‘’đ‘Ÿđ‘šđ‘œđ‘›đ‘Ą-𝑇𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟𝑟𝑒, 𝑒𝑱𝑡 𝑙𝑖𝑒𝑱 𝑒𝑛 𝑜𝑐𝑡𝑜𝑏𝑟𝑒 1984 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 đ‘Ąđ‘Ÿđ‘Žđ‘Łđ‘Žđ‘ąđ‘„ 𝑑𝑒 đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘Žđ‘šđ‘’Ìđ‘›đ‘Žđ‘”đ‘’đ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ą 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑙𝑜𝑠 đ‘‘đ‘’Ìđ‘đ‘ąđ‘Ąđ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’đ‘›đ‘Ą 𝑓𝑖𝑛 1995. đŒđ‘›đ‘ đ‘đ‘Ÿđ‘–đ‘đ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘›đ‘  đ‘‘đ‘Žđ‘Ąđ‘’Ìđ‘’đ‘ , 𝑎𝑟𝑚𝑜𝑖𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑒𝑡 đ‘’Ìđ‘™đ‘’Ìđ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘  𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑩𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑙𝑎𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑝𝑎𝑟 𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑟𝑜𝑛𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑱𝑒 𝑙𝑒𝑠 đ‘‘đ‘–đ‘“đ‘“đ‘’Ìđ‘Ÿđ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘  đ‘’Ìđ‘™đ‘’Ìđ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ąđ‘  𝑞𝑱𝑖 𝑠𝑒 𝑠𝑖𝑡𝑱𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡 𝑒𝑛𝑐𝑙𝑜𝑠.

đŻđžđ«đŹ 𝟏𝟒𝟐𝟓 

L’ancien calvaire offre, sous un auvent de pierre, une composition modĂ©lisĂ©e, comprenant une crucifixion au Nord, une Vierge Ă  l’Enfant au Sud et deux saints Ă  l’Ouest et Ă  l’Est, en l’occurrence saint Egat et saint Yves.

Il fait partie d’un ensemble rĂ©pertoriĂ© dans l’archidiaconĂ© du Pougastel (Ă©vĂȘchĂ© de TrĂ©guier), auquel appartiennent Ă©galement les croix de Treduder (CĂŽtes d’Armor), de Kerboliou Ă  GuimaĂ«c, de Linguez Ă  Locquirec. Ces Ɠuvres remarquables par la qualitĂ© de leur sculpture marquent le renouveau artistique qui suivit la guerre de Succession de Bretagne au dĂ©but du XVe siĂšcle.

L’emploi de l’auvent pourrait ĂȘtre un rappel d’un procĂ©dĂ© de charpentier menuisier.

 

𝟏𝟓𝟑𝟐 

Le reliquaire du cimetiĂšre a disparu depuis longtemps. Comme on peut le deviner sur le cadastre napolĂ©onien (1827), il se situait vraisemblablement Ă  l’emplacement de l’actuel monument aux morts. Il datait de 1532 et son maĂźtre d’Ɠuvre Ă©tait un certain François Beaumanoir1.


1 đ¶đ‘’đ‘Ąđ‘Ąđ‘’ 𝑖𝑛𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 đ‘đ‘ąđ‘–đ‘ đ‘’Ìđ‘’ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝐿𝑜𝑱𝑖𝑠 𝐿𝑒 đș𝑱𝑒𝑛𝑛𝑒𝑐. 𝑆𝑎 𝑠𝑜𝑱𝑟𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑚𝑎𝑙ℎ𝑒𝑱𝑟𝑒𝑱𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑐𝑜𝑛𝑛𝑱𝑒.

𝟏𝟔𝟓𝟎-𝟏𝟕𝟎𝟎

L’entrĂ©e Sud de l’enclos prĂ©sente sur l’un de ses piliers les armes des Du Parc de Locmaria, seigneur du Guerrand. Au-dessus de l’écusson, martelĂ© Ă  la RĂ©volution, se voit encore la couronne de marquis.

𝟏𝟖𝟗𝟎

Une plaque commĂ©morative dans le mur Sud-Est de l’enclos rappelle des travaux – vraisemblablement d’alignement dans le but de prolonger la place – exĂ©cutĂ©s par l’entrepreneur J. M. Cozic Ă  la demande du maire Paul Swiney.

𝟏𝟖𝟗𝟕 

Le recteur Vincent Hippolyte Courtois organisa dans sa paroisse une mission qui avait pour but de raffermir les convictions religieuses et de contrer les effets nĂ©fastes des « idĂ©es libĂ©rales Â». Cette entreprise qui durait une Ă  trois semaines comportait des instructions, des confessions gĂ©nĂ©rales et jouait plus souvent sur la crainte et la peur que sur la confiance et l’espĂ©rance. A la fin des missions le besoin de laisser un monument pĂ©renne se faisait sentir et se matĂ©rialisait par une croix.

Ce fut le cas Ă  Plouegat-Guerrand en 1897 ; sur le socle de la croix fut portĂ©e l’inscription suivante : CROIX ÉRIGÉE PAR LA PIÉTÉ DES PAROISSIENS.

Pour la rĂ©alisation on fit appel Ă  un sculpteur de renom, Yann Larc’hantec, spĂ©cialiste du genre. Son atelier qui compta jusqu’à 80 ouvriers Ă©tait situĂ© Ă  Landerneau. Le canton de Lanmeur possĂšde, outre celle de Plouegat-Guerrand plusieurs croix de sa main Ă  Garlan (1864), Ă  GuimaĂ«c (1871), Ă  Locquirec (1891) et Ă  Plougasnou (1896 - calvaire de Kermaria).

𝟏𝟗𝟐𝟏

Comme pour la majoritĂ© des villages de France, un monument aux morts est Ă©rigĂ© Ă  la mĂ©moire des morts de la guerre de 1914-1918. Il est insĂ©rĂ© dans le mur de l’enclos et rĂ©alisĂ© par l’entreprise de maçonnerie F. Corcuff sur les plans de Lionel HeuzĂ© de Morlaix. Cet architecte est, entre autres, auteur de la chapelle Notre-Dame de Lourdes (1926) Ă  Primel, Ɠuvre rĂ©fĂ©rence de l’Art DĂ©co dans le Pays de Morlaix.

 

𝐿𝑜𝑟𝑠 𝑑𝑱 đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘Žđ‘šđ‘’Ìđ‘›đ‘Žđ‘”đ‘’đ‘šđ‘’đ‘›đ‘Ą 𝑑𝑱 đ‘đ‘–đ‘šđ‘’đ‘Ąđ‘–đ‘’Ì€đ‘Ÿđ‘’ 𝑒𝑛 1995, 𝑝𝑙𝑱𝑠𝑖𝑒𝑱𝑟𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑟𝑞𝑱𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑱𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑓𝑱𝑟𝑒𝑛𝑡 đ‘đ‘œđ‘›đ‘ đ‘’đ‘Ÿđ‘Łđ‘’Ìđ‘’đ‘  𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑙𝑜𝑠.

𝟏𝟖𝟕𝟏

Guillaume Lejean est une des gloires de Plouegat-Guerrand. Né le 1er février 1824 au Petit Guerrand, il fut homme de lettres, géographe, vice-consul de France à Massaoua (Erythrée). Lors de la révolution de 1848, il part à Paris et se lance dans le mouvement républicain au cÎté de Lamartine dont il devient le secrétaire pendant une année.

En 1857, il commence la série de ses voyages, en Europe Orientale (1857-1858). Les suivants le mÚneront aux sources du Nil (1860-1861), en Asie Mineure (1865-1860) et dans les Balkans (1870).

EpuisĂ©, il revient au pays et meurt le 1er fĂ©vrier 1871, Ă  l’ñge de 47 ans, dans sa maison de Traon Dour. Sa tombe-maie, soutenue par des pattes de lion, a Ă©tĂ© sculptĂ©e dans le kersanton gris de l’HĂŽpital-Camfrout.

𝟏𝟖𝟖𝟖-𝟏𝟗𝟏𝟕

Descendants de John Swiney, enrÎlé dans la légion irlandaise constituée en 1803 en vue d'une future invasion de l'Irlande puis incorporée dans les armées napoléoniennes, deux maires de Plouégat du nom de Swiney se succÚdent à la mairie de Plouegat-Guerrand.

Le premier Gustave Emmanuel Toussaint est maire pendant 40 ans de 1844 Ă  1852 puis de 1856 Ă  1888. Conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Lanmeur en 1848, il devient dĂ©putĂ© pour la gauche rĂ©publicaine de 1873 Ă  1876. A la suite de la dissolution de la Chambre des DĂ©putĂ©s par le marĂ©chal Mac-Mahon, il est rĂ©Ă©lu contre Louis de Kersauson, maire de Plouezoc’h, candidat de la droite.

Il ne se reprĂ©sente pas en 1881 et dĂ©cĂšde en 1888. Il habitait dans l’ancienne orangerie du chĂąteau du Guerrand, dĂ©truite en 1969.

Son fils Paul Gustave lui succĂšde Ă  la mairie. Il est Ă©galement conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Lanmeur. Il meurt en 1917. Leur tombe, au chevet de l’église, est rĂ©alisĂ©e par le marbrier Le Lourec de Morlaix.

𝟏𝟖𝟗𝟓-𝟏𝟗𝟕𝟗

Une autre tombe au chevet de l’église, Ɠuvre du marbrier Le Theo, renferme les corps de deux recteurs de Plouegat-Guerrand. Le premier Jean-Louis Cornec est recteur de 1875 Ă  1895 ; le second Henri Roignant, nĂ© Ă  Saint-Pol-de-LĂ©on en 1921, est le dernier recteur rĂ©sidant, de 1975 Ă  1979.

𝟏𝟗𝟎𝟎

Toujours au chevet de l’église, une derniĂšre tombe, signĂ©e veuve Corvez de Morlaix, est celle de l’abbĂ© Jean-Marie Boustouler. NĂ© en 1821 Ă  Plouegat-Guerrand, fils de Jean-François Boustouler et Marguerite Manchec, il est recteur de Botmeur de 1867 Ă  1875 puis de La Martyre de 1875 Ă  1881. A la fin de sa vie, il revient dans son village natal oĂč il meurt le 29 octobre 1900.

𝟏𝟗𝟎𝟒

Une Ă©paisse dalle, en granite rose de l’Aber-Ildut, marque la sĂ©pulture des familles propriĂ©taires du manoir de Goasmelquin. Elle a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 1904 par les Ă©tablissements Yves Hernot de Lannion.

Y sont inhumĂ©s plusieurs membres de la famille Guillou et de ses descendants :

François Charles Guillou, natif de Plouegat-Guerrand et décédé le 1er septembre 1832, acquéreur de Goasmelquin, bien national.

Au XXe siĂšcle, Charles Roger, mariĂ© Ă  une descendante de cette famille et maire de Plouegat-Guerrand de 1919 Ă  1925 ; enfin Thierry de Clermont-Tonnerre, dĂ©cĂ©dĂ© en 1975 et son Ă©pouse la comtesse Rosane de Clermont-Tonnerre, nĂ©e Tailleferre, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1984. Ce fut la derniĂšre personne inhumĂ©e dans l’enclos.

𝟏𝟗𝟏𝟒-𝟏𝟗𝟏𝟖

Au Sud de l’église, trois dalles alignĂ©es sont les sĂ©pultures de soldats tuĂ©s durant la premiĂšre guerre mondiale : RenĂ© Salou, mort au champ d’honneur le 12 aoĂ»t 1915 Ă  l’ñge de 28 ans ; Louis-Marie Hamon, soldat du 22e rĂ©giment territorial, mort pour la France Ă  Jouy-sur-Aisne le 8 octobre 1917, Ă  l’ñge de 40 ans et Yves Laviec dĂ©cĂ©dĂ© le 15 octobre 1918.

𝟏𝟗𝟒𝟒

Blanca et Estrella sont deux sƓurs jumelles, filles de M. et Mme Gregorio Olivan, couple espagnol qui, fuyant la guerre civile et le rĂ©gime franquiste, trouve refuge Ă  Plouegat-Guerrand. Mais au dĂ©but de novembre 1944, dĂ©muni, il ne peut empĂȘcher la mort de leurs petites filles des suites d’une broncho-pneumonie.

Disparues l’une aprĂšs l’autre, Ă  l’ñge de 4 mois, leur tombe, Ă©mouvante dans sa simplicitĂ©, se trouve Ă  l’angle Nord-Ouest du transept de l’église.

                                                                                      𝑀𝑖𝑐ℎ𝑒𝑙 𝐿𝐾 𝑀𝑂𝐮𝐿, đ¶â„Žđ‘Ÿđ‘–đ‘ đ‘Ąđ‘–đ‘Žđ‘› đ‘€đŒđżđżđžđ‘‡, 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑃𝑎𝑡𝑟𝑖𝑚𝑜𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 đżâ€™đ‘ˆđżđŽđ‘€đŒđ‘…